La musique classique peut disparaître. Les salles de concert et les maisons d’opéra peinent à renouveler leur public, il y a toujours une forme d’entre-soi. Le classique garde cette aura élitiste, vieillissante. Attirer un nouveau public est un enjeu grandissant, encore plus depuis la crise du Covid-19. Dans le même temps, les plus puristes s’offusquent de tout changement.

Pourtant, tout le monde écoute de la musique classique sans le savoir. Entre les films et les publicités, de nombreux airs sont connus au-delà de leur œuvre d’origine : Richard Wagner dans Apocalypse Now (la Chevauchée des Walkyries), Brahms dans Le Dictateur de Chaplin (la Danse hongroise n°5), Vivaldi dans une liste infinie de pubs. Tout musicien a déjà entendu, prenant un air exaspéré, « ah mais c’est dans (insérer nom de film) ! ». Si la musique subsiste, il y a un risque d’effacement de l’histoire du classique, des figures et des titres qui la composent.

​Y a-t-il réellement un entre-soi ? Quelles sont les actions de médiation mises en place ? Ce blog présentera des rencontres avec des professionnels du secteur et des dossiers thématiques autour de la question de la vulgarisation du classique.

Apprentie journaliste à la Centre France Académie, j’écris surtout des articles culture et magazine. La démocratisation de la musique classique me tient beaucoup à cœur, étant musicienne. En parallèle des études, j’ai suivi des cours au Conservatoire régional de Cergy (95) puis à celui de Poitiers (86) pendant 20 ans, en flûte traversière. J’avais même envisagé de devenir flûtiste professionnelle, alors que j’étais en classe spécialisée pour les musiciens (CHAM) au collège. Lors de ce parcours, j’ai pu constater un certain entre-soi, cultivé entre autres par le jargon technique incompréhensible : le solfège est souvent un repoussoir pour commencer des études musicales. Le public suit donc la même logique, et la musique classique et lyrique reste un genre associé à l’élite : trop long, trop ennuyeux, trop cher. 

Auteur/autrice

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